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PREAMBULE - INTEGRATION NEUROMUSCULAIRE SEQUENTIELLE (I.N.M.S.)


Le concept d’Intégration Neuromusculaire Séquentielle (I.N.M.S.) offre des réponses nouvelles pour le traitement et la prévention des troubles rachidiens et Musculo Squelettiques. Il est une alternative à la problématique du mal de dos rebelle aux prises en charges classiques.

C’est une méthode qui met en jeu des mouvements naturels contrôlés et orientés avec une extrême rigueur. Les technologies développées par le Centre d'étude d'I.N.M.S de SATISFORM SAS viennent en soutien aux limites humaines et en réponse à la complexité du système nerveux au service de la coordination musculaire.

L’I.N.M.S. œuvre pour que chacun maîtrise son dos et puisse durablement se libérer des tensions parasites et retrouver une posture efficace et indolore pour la vie de tous les jours, le travail et les loisirs.

Elle apporte aux thérapeutes les outils pour une proprioception et une reprogrammation posturale antigravitaire et tonico-émotionnelle raisonnée.

Afin de bien comprendre la singularité du concept I.N.M.S., il est nécessaire d’apporter quelques explications sur la physiologie rachidienne et l’efficacité d’un dos confortable.

Chaque jour, dès que nous quittons la position allongée pour nous verticaliser (assis ou debout), tous les muscles de notre corps doivent effectuer des actions ultra rapides et complexes.

Se tenir debout ou assis de façon stable (fonction posturale) demande une maîtrise des muscles qui sont commandés par le système nerveux (coordination neuromusculaire). Les actions du corps humain sont possibles grâce aux muscles qui mobilisent les os du squelette pour lui faire prendre une position particulière ou accomplir une action. Ces muscles sont commandés par les nerfs qui réagissent les uns par rapport aux autres (les réflexes) sous le contrôle plus ou moins efficace de la volonté.

Se tenir assis ou debout implique une action instantanée contre plusieurs forces incontournables et qui agissent ensembles dès la première fraction de seconde où nous quittons la position allongée. D’une part, notre propre corps est soumis à la force de gravité terrestre et il faudra agir contre elle pour redresser la tête sur le tronc et le tronc sur les jambes. D’autre part, pour être stable, il faut empiler chacun des os à la verticale jusqu’à la position d’équilibre puis maintenir cet équilibre. Contrairement à un empilement de cubes (superposables de façon stable), nos articulations sont instables car elles doivent rester mobiles. Dès lors que nous voulons verticaliser notre squelette, il faut en permanence le maintenir en équilibre par l’action de nos muscles (aucun calage ni repos possible pour une posture stable).

Dans les conditions de gravité terrestre, l’accélération naturelle du déséquilibre est un facteur déterminant  pour la compréhension des actions musculaires qui sont mises en jeux et surtout leur organisation dans le temps. Si un corps en déséquilibre accélère naturellement sa chute, il est impératif d’avoir une réaction musculaire ultra rapide pour un contrôle efficace (plus la réaction tarde plus le muscle doit forcer pour contenir la chute). On comprend l’importance de l’instantanéité des réflexes et de la pertinence de leur coordination pour maintenir un corps en équilibre sans avoir à déployer une force démesurée.   

Une personne ne se contente pas de se tenir debout ou assise car elle doit aussi pouvoir se déplacer ou agir sur son environnement. On imagine donc la complexité des actions musculaires en jeu lorsque l’organisme doit maintenir son équilibre en déplacement et lors de gestes sportifs ou professionnels.

Chacun sait que nous ne sommes pas des machines et que nous réagissons aux émotions (douleur, confort et expressivité). La posture est autant un moyen d’exprimer nos émotions que de réagir à l’inconfort de la douleur. Ces facteurs viendront compliquer l’action des muscles entre eux.

Face à ces considérations sur l’efficacité de la posture, il convient d’apporter autant d’intérêt à la notion de force et souplesse musculaire qu’à la notion d’organisation cohérente des actions musculaires entre elles (fonction neuromusculaire posturale). 

Dans la petite enfance, nous nous sommes entraînés à tenir assis puis debout et chacun de nous pourra constater sur ses propres enfants, combien cet apprentissage est laborieux. Il prend du temps et mobilise toute l’énergie du futur bipède. Cela correspond à la phase d’apprentissage de la fonction posturale.

Si certains réflexes sont activés par instinct et sont déjà présents chez le nouveau né, le véritable apprentissage se fait par automatisation (répétition des actions musculaires jusqu'à obtenir une position assise ou debout stable). La répétition sans cesse d’une action conduit à la mémorisation des circuits de connexion neurologiques (les communications entre les nerfs qui sont nécessaires pour aboutir à une action élaborée). Cette mémorisation des circuits neurologiques (automatisation) permet une réponse plus rapide et donc plus efficace (ce phénomène d’encouragement à la réussite favorise la progression dans tout apprentissage).

L’automatisation des actions musculaires nous évite de réinventer en permanence notre propre façon de nous tenir assis ou debout. Cette fonction d’automatisation nous permet l’efficacité instantanée et aussi d’économiser l’énergie neurologique qui pourra alors être mise en jeu pour les actions volontaires qui vont se dérouler en plus du maintien de la posture. C’est la condition d’une psychomotricité efficace.

Cependant, cet avantage qu’est la persistance des automatismes (mémorisation des circuits neurologiques), comporte aussi des inconvénients. En effet, certains automatismes peuvent être contre performants (mauvaises habitudes acquises durant l’apprentissage) et il sera plus compliqué de s’en défaire. Chacun connaît la difficulté à changer ses mauvaises habitudes.

N’oublions pas que l’apprentissage postural se fait généralement à un age où nous ne payons pas directement le prix de nos maladresses. Cette programmation posturale initiale s’opère sur un organisme vigoureux et très tolérant sur le plan cartilagineux et ligamentaire.

N’oublions pas que Les mauvaises habitudes posturales acquises durant cette période n’en sont pas moins des automatismes qui peuvent persister à l’âge adulte.

En réaction à la douleur, il y a des contractions musculaires qui ont pour but de protéger nos articulations (ce sont les verrouillages neuromusculaires antalgiques). Certains de ces verrouillages sont justifiés par des atteintes structurelles irrémédiables (pincement, hernie discale, érosion cartilagineuse qui ne guériront pas ou très peu). Il en existe d’autres qui sont liés à des traumatismes passagers avec réparation structurelle. Il se peut que ces derniers  persistent pourtant uniquement par force d’habitude et d’anticipation antalgique.

Ces mauvaises habitudes posturales et verrouillages neuromusculaires antalgiques sont contre performants et peuvent persister à gêner le confort du dos dès lors que nous nous verticalisons. Dans ce cas le renforcement musculaire et les assouplissements ne seront pas d’un grand secours.

Enfin il faut considérer les aptitudes et le maintien des performances dans le temps. Sur un plan fonctionnel, un dos confortable et efficace dans le temps doit satisfaire à 3 exigences principales :

- Maintien et stabilité rachidienne pour porter le corps et les charges additionnelles,

- Souplesse et mobilité rachidienne pour orienter le corps dans l’espace.

- La capacité à passer rapidement, efficacement et durablement de l’une à l’autre.

 En effet, rien ne sert d’être très souple et très musclé, de maîtriser les « gestes et postures » si l’on n’est pas entraîné à passer rapidement et surtout durablement de l’un à l’autre. 

 


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